Au début du XXème siècle, les progrès de l’astronomie et de ses outils nous ont fait percevoir l’immensité de l’univers. Avec la relativité générale et la découverte de l’expansion de l’espace on a les bases de la théorie du big bang, qui s’impose en 1965 avec le rayonnement fossile. Alors notre univers a un âge et une limite, la partie que nous pouvons en observer semble appartenir à quelque chose d’encore bien plus grand.
Qu’y a-t-il au-delà ? Je montrerai comment des théories bien établies comme la relativité générale et la mécanique quantique nous guident pour s’en faire une idée. Le cadre de l’inflaton, introduit en 1980 par Alan Guth, propose brillamment un mécanisme d’origine à la source du big bang à partir de minuscules portions d’espace vide, de séries infinies d’univers de tailles grandes mais finies qui, au gré de fluctuations quantiques, apparaissent ici ou là, partout et toujours. Si on ajoute que les constantes qui gouvernent la physique pourraient être différentes de l’un à l’autre, la diversité de ces mondes parallèles devient vertigineuse.

J’évoquerai quelques variantes, non moins vertigineuses, que proposent la mécanique quantique ou la théorie des cordes. Le champ d’investigation restr très largement ouvert.